Trophée VTT du Hoggar
Nouvelle Edition du 30 novembre au 7 décembre 2008
Résumé de l'édition 2007

250km en 6 étapes (spéciales+ liaisons) ; dénivelé +2400m

Tamanrasset n'est desservi en novembre que par un vol direct depuis Paris. Le nombre de places est donc limitées. C'est pourquoi il est impératif de s'inscrire dans les délais (avant le 1er septembre) pour garantir les places aériennes. En 2007, les confirmations d'inscription sont arrivées trop tard et l'avion était déjà plein.

L'épreuve a été remplacée par un rando-raid sur le même parcours pour un petit groupe prévoyant de chanceux qui s'étaientt inscrits à temps.

C’est par un dimanche de fin novembre, que nous décollons de Paris sous le froid et la grisaille. Nous formons un groupe de 10 vététistes randonneurs aguerris, de 39 à 68 ans, baroudeurs au 4 coins du monde. Les vélos sont bien calé dans la soute et l’esprit est déjà perdu dans les mirages du Hoggar, contrée encore inconnue pour les participants de ce voyage.
Après 4h de vol agrémentées par les commentaires du commandant de bord fort loquace, nous arrivons à destination. L’avion effectue une dernière courbe au-dessus du Parc National du Hoggar, grand massif montagneux et volcanique hérissé de clochetons, pics, cheminées et monts en tous genres, culminant à la modique altitude de 3000m, tel un îlot gigantesque échoué en plein Sahara. Vision brève mais magique du théâtre de nos futurs exploits pour les jours à venir.
Bienvenue à l’aéroport de Tamanrasset, 2000km au sud de la Méditerranée, porte d’entrée de ce pays mystérieux des Touaregs.

Recette de la semaine pour notre rando raid : de pur vtt itinérant sur 6 jours en passant par le point culminant de l’Assekrem (2800m) avec véhicules d’assistance suiveurs ( eau et encas ; caisse à outils et matos de réparation) qui servent aussi pour les coups de pompe passager + un véhicule de bivouac avec une équipe cuisine qui nous mitonne les repas à notre arrivée d’étape. Encadrement en vtt avec Thierry ROCQUE , le spécialiste du vtt dans le Hoggar depuis 2001. Lors des étapes, des pauses régulières se font pour boire et se ravitailler avec notre véhicule d’assistance ,qui nous suit de loin : dattes et oranges locales, barres céréales…Chacun roule à son rythme, beaucoup s’arrêtent pour prendre des photos.

Notre équipe réceptive nous reçoit chaleureusement et c’est sous les dernières lumières pourpres du crépuscule que nous rejoignons en 4x4 notre premier bivouac en plein désert, à seulement 4h de la France. Installation dans la nuit, au milieu d’un site de blocs chaotiques étranges. Notre cuisinier Touareg Ousmane nous a préparé un bon dîner avec en entrée une chorba (soupe) que nous relevons d’harissa, notre mixture magique pour la semaine. Le ventre repus, chacun installe son bivouac pour la nuit : l’espace est vaste , chacun choisi de dormir à la belle étoile. Les tentes resteront au fond du véhicule. Belle nuit sous la voûte étoilée illuminée par la pleine lune.


Etape 1 La porte du désert
Réveil à 6h45 avec le soleil, Ousmane nous a déjà préparer le petit-dej sur la grande natte qui nous sert de table. Ambiance décontractée pour débuter cette journée de vacances. Montage rapide et précis des vélos : le groupe est un habitué des voyages et des raids. Crème solaire, lunette, camel-back, nous enfourchons nos vtt pour cette première étape de 47km, +800m. qui nous amènera dans la partie plus montagneuse du massif. La piste d’abord sablonneuse, nous amène au site de Tagmart, où un guide du Parc nous dévoile d’anciennes gravures rupestres datant de l’époque où la région était encore une savane peuplée d’éléphants, girafes, autruches. Après un dernier oued où quelques épines d’acacias cachées dans le sable provoqueront la première crevaison (merci François !), la piste ondule à travers un vaste plateau vallonné. Tantôt lunaires, tantôt chaotiques ou rocailleux, les paysages changent à chaque tour de roues. Parfois nous croisons une oasis plantée de palmiers ou traversons un oued asséché. Seul le ciel reste d’un bleu profond sous un soleil de plomb (27/28°). Un petit air frais nous soulage à chaque passage de col. A l’horizon nous distinguons, encore inaccessibles, les plus hauts sommets du Hoggar oscillants dans les brumes : l’Ilamane, le Tahat…qui se rapprochent progressivement.
Enfin nous traversons un ruisseau qui annonce la proximité du village de Terhenanet, but ultime de l’étape. Nous nous retrouvons au milieu d’une oasis généreuse plantée de palmiers dattiers, lauriers roses, potagers…mais où est le désert ? Dans le village une batterie de panneaux photovoltaïques fournit l’électricité pour l’éclairage et la pompe pour le puits. Après le village, nous gagnons notre bivouac où notre équipe nous attends avec une grosse salade de légumes frais. Une bière salvatrice nous fait oublier les efforts de la journée.
Nouvelle nuit à l’hôtel des milles étoiles à 1880m

Etape 2 sur les plateaux du Hoggar
Pour le réveil, le rythme est vite pris sur le soleil, lever avant 7h ; Les rayons salvateurs réchauffent vite l’air. Notre équipe Touareg se réchauffe autour du petit feu traditionnel.
Petit déjeuner copieux « pain beurre confiture d’orange » pour une des étapes les plus montagneuses avec 3 gros cols à gravir. 27km , +900m
C’est aussi une des plus belles avec des paysages magnifiques. Petite montée sur un plateau rocailleux (reg) témoin de l’agitation volcanique passée. Nous quittons la piste principale pour rejoindre un village paisible isolée en bout d’oued. Un petit paradis pour la trentaine d’habitants qui vit bien loin de nos tracasseries urbaines. Nous reprenons nos vtt pour la traversée du grand oued de l’Ilamane. Difficile d’imaginer qu’il peut parfois être rempli d’eau bouillonnante…et pourtant. L’astuce consiste à zigzaguer sur le fond de l’oued à la recherche de la croûte dure, bien porteuse pour nos roues. Quelques ânes sauvages nous regardent de loin. La sortir de l’oued est magnifique sur un monotrace qui ondule au milieu de gros blocs magmatiques et d’orgues de basaltes pour déboucher sur la première mosquée du Hoggar, dressée au pied de l’Ilamane.Un bon ravito s’impose avant l’ascension du col qui culmine à 2700m. Tout le groupe arrive au col , même si certains ont dû parfois pousser le vélo. Un peu de répis avec une descente à flan dans des coulées de cendres grises et ocres avant l’ascension d’un second col. Nous croisons encore des ânes sauvages.
Nous nous rendons compte de l’altitude (2350m), seulement par le vent plus frais que la veille. De nouveaux paysages s’ouvrent à nous jusqu’au prochain col qui nos laisse entrevoir le plus haut sommet d’Algérie : le Tahat (3000m). Panorama somptueux sur des vallées qui s’étendent à l’infini. Nous restons peu au col à cause du vent qui forcit. Une grande descente nous fait plonger dans la vallée du Tirtortoren, cerise sur le gâteau après toutes ces ascensions. Encore quelques kilomètres et nous rejoignons notre nouveau bivouac à près de 2300m d’altitude, petit coin perdu dans l’immensité désertique du massif. Après quelques bonnes histoires, une bière désaltérante, un bon repas et un thé à la menthe, chacun rejoint son petit nid pour la nuit.

Etape 3 A l'assaut de l’Assekrem
Réveil sous les nuages, assez inhabituel en cette saison. Avant le départ nous profitons de la proximité d’un campement nomade pour leur rendre visite en compagnie de notre guide Matali qui les connaît bien. Rituel de bienvenue et nous nous asseyons tous dans la tente du chef pour un instant précieux partagé avec ces nomades. Nous reprenons les vélos et partons vers notre nouvelle destination : l’Assekrem, le point culminant du séjour et aussi le lieu mythique du Hoggar, connu pour l’ermitage du père de Foucault et ses levers de soleil inoubliables. Le temps ne s’arrange pas, le vent froid forcit. Nous croisons une caravane de chameaux juste avant le col. Après l’effort de l’ascension, nos cuisiniers Ousmane et Kuti nous accueillent dans un petit refuge avec un repas bien chaud. C’est finalement à pied que nous montons à l’ermitage, le vent étant trop fort. Le panorama est vraiment sublime, à la hauteur de sa réputation. De nouveau sur les vélos, nous prenons une piste au paysages splendides, qui serpentent sous des clochetons immenses et sous les fameuses Tezouiags. Un perte de chape de dérailleur nous oblige à un arrêt inopiné et une recherche en ligne sur la piste pour retrouver toute les pièces. C’est reparti sur ce tronçon descendant, un régal, jusqu’au bivouac choisi par notre équipe, loin du vent et du froid. Soudain un âne traverse en trombe devant les vélos, sans doute surpris de voir ces drôles d’animaux. Au bivouac, grande rigolade avec nos amis touaregs qui nous explique le mystère de la bouteille d’eau qui chauffe sur le feu. Le cuisinier nous prépare la taguela (galette de farine), cuite sous les braises.

Etape 4 Les étendues infinies
Toute la nuit, certains dorment que d’un œil pour guetter l’éventuelle éclaircie salvatrice qui nous permettrait de voir le lever de soleil en haut de l’Assekrem. Peine perdue, les nuages resteront impénétrables. Aujourd’hui le parcours est long mais des plus roulant. Il traverse d’immense plateaux descendants. Les paysages défilent rapidement évitant la monotonie. Nous faisons une pause à la magnifique guelta d’Afilal, bassins d’eau successif dans des marmites rocheuses. Difficile d’imaginer autant de vie au milieu de ce plateau si aride. Le parc réaménage le lieu pour le préserver. Au-dessus de la guelta, le petit vendeur de souvenir est toujours là , avec sa verve pleine d’humour. Nous continuons notre périple à travers les plateaux successifs. Le soleil est de nouveau de la partie, tant mieux. Des panoramas à perte de vue s’étendent sur 360°, époustouflants. Difficile d’estimer les distances. Des montagnes qui nous semblent toutes proches sont en fait à plusieurs dizaines de kilomètres. Une pause déjeuner coupe l’étape en deux. La dernière descente de plateau rejoint un nouvel oued infini de terre jaune et ocre, parsemés d’acacias. Nous plongeons à travers et serpentons pendant une dizaine de km avant d’arriver au bivouac, sur un site encore étonnant remplis de gros blocs erratiques enchevêtrés La température beaucoup plus clémente nous permet une bonne toilette au soleil. Le soir, Matali, nous raconte comme à chaque fois une anecdote locale.

Etape 5 Au milieu des pics et clochetons
Très beau lever de soleil dans les blocs avec la palette de couleur de l’aurore. La journée s’annonce chaude. Pour un fois c’est un de nos guide Moussa qui a percé. Nous assistons à la réparation de la roue, avec Matali qui le taquine sans arrêt en lui rappellant qu’il aurait du se lever à 4h du matin : « Moussa, 4h du matin ! ». Le parcours est encore très différent, roulant avec peu de dénivelé. Nous rejoignons une piste plus importante qui serpente dans un vallon au milieu de nombreux pics volcaniques, au formes très variées. La végétation est aussi plus importante. A mi parcours, nous nous arrêtons au bord d’une belle guelta au fond d’un canyon. 15°, la baignade est reportée. La piste continue avec parfois des portions de tôles ondulées à éviter sur les bords. Nous arrivons rapidement sous l’Iharen, sommet volcanique strié d’orgues, paradis des alpinistes. Une piste nous fait basculer de l’autre côté, pour rejoindre notre bivouac au pied d’un volcan conique pyramidal, la Segha. Endroit sublime, pour se poser. Un bon déjeuner nous attend. La fin d’après-midi permet de réaliser une petite session de maniabilité et de franchissement.

Etape 6 vers Tamanrasset
Lever matinal avant le soleil pour assister à son lever du haut de la Segha. Ascension à la frontale au milieu du pierrier. Du sommet nous surplombons tout l’oued qui s’étend jusqu’à Tamanrasset et nous avons en face de nous l’Iharen. La vue est splendide encore une fois. Quelques corbeaux tournent autour de nous, fâchés que nous leur ayons pris leur perchoir. Sans être exceptionnel, c’est quand même un moment d’anthologie par l’ambiance que dégage le lieu. Par contre à l’horizon un orage se profile, avec des éclairs. De retour au bivouac, nos guides , par expérience, pensent que la pluie vient vers nous. Nous plions rapidement le campement. Dernière photo traditionnelle de tout le groupe sous l’Iharen et nous remercions toute notre équipe : Matali et Moussa nos guides, Ousmane et Kuti nos cuisiniers hors pair. Nous partons rapidement sur les vélos, en direction de la source de Tahabourt, source d’eau gazeuse. Qui en boit reviendra toujours à Tamanrasset. Cela semble fonctionner pour moi. De ce petit havre de paix nous reprenons une piste très roulante à travers oued qui rejoint les faubourgs de Tamanrasset, toujours sous un ciel menaçant. Nous revenons progressivement à la civilisation. Point de chute dans une auberge très typique et tour de ville en vélo à la découverte des différents points d’intérêt. Nous ne passons pas inaperçus au milieu du flot des véhicules. Beaucoup de surprise et d’encouragement. Tamanrasset, si elle devient une grande ville, avec de plus en plus de véhicules, garde cette grande sérénité propre au ville du désert.
On ressent une grande effervescence mais sans excitation ou débordement.
Le soir un bon hammam réparateur nous attend avec au choix massage musclé ou cool : grande expérience ! Nous finissons la soirée sous une raïma (tente touareg) par un concert en petit comité avec une fabuleuse troupe de musiciens de blues touareg dont leur talent n’égale que leur convivialité. La pluie nous rejoint dans la soirée, moment lui aussi exceptionnel nous dirons les locaux en cette saison. Ils ont tous des mines réjouies.

Retour
Le séjour se termine par les dernières visites du fortin et les derniers achats en centre ville dans les boutiques d’artisanat. Les vtt sont remballés dans les sacs et les valises. De cette semaine, s’il ne fallait retenir que ça, c’est que le bonheur ne tient qu’à peu de chose, et peut-être adopterions-nous la sagesse séculaire des hommes du désert.

Commentaires de retour :
François LD : « Que dire sur ce super séjour si ce n'est un grand coup de chapeau pour le
programme, l'organisation, la logistique vélo et l'ambiance que tu as gérés
de A à Z de main de maître. Je ne vois pas bien ce qu'on pourrait souhaiter
de mieux!
On avait déjà vu pas mal de choses en 6 ans de raid vtt dont 5 au Maroc (ou
nous nous sommes déjà bien régalés), mais finalement, ce séjour a apporté
pleins d'idées sympas qui renouvellent bien l'exercice. »

Marc LD de moins en moins maudit mais de plus en plus poussif en VTT
"Je profite de ce mail pour remercier encore Thierry de nous avoir permis de
réaliser un de nos rêves dans des conditions idéales de programme
,d'organisation et d'ambiance. Dommage qu'il ne puisse pas aussi programmer
le temps des levers de soleil. [.] Cela donne envie de recommencer si les cardios sont d'accord."


Paul M. "Merci à tous de l'excellente ambiance entre nous , de l'organisation optimale de Thierry et d'ONAT. Le Hoggar mérite d'y consacrer un Raid ."

Thierry B. "c'était vraiment super de partager avec vous cette belle aventure au Hoggar Merci pour l'ambiance et merci Thierry pour l'organisation superbe."

Jean-Paul S : « c'était bien mieux la semaine dernière pédalant avec plaisir à notre rythme dans ces immenses étendues magiques... »

Christian A. :"Pour ce qui est de mes commentaires sur le séjour rien à rajouter si ce n'est que tout cela a frisé la perfection et que je n'ai qu'une envie c'est d'y retourner et de faire découvrir ces paysages à d'autres."

Carte de Situation
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Règlement
Inscription / tarif
Les partenaires
Programme accompagnateurs
FAQs / Questions courantes
Résumé des épreuves
1er Trophée 2005 [+ infos]
2e Trophée 2006 [+ infos]

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